Détecteur de bluewashing · Travail de maturité

C'est beau,
n'est-ce pas ?

Les belles promesses ne suffisent pas à protéger l'océan.
Apprenez à les questionner.

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01 — Le problème

Quand l'océan devient marketing

Que vous souhaitiez faire un don ou partir en volontariat, ce site vous aide à choisir une organisation qui protège réellement nos océans. En effet, lorsque l'on veut s'engager pour la cause marine, il est fréquent de faire face au bluewashing : des promesses trompeuses qui concentrent au mauvais endroit les efforts de ceux qui veulent changer les choses. La grille repose sur quatre grands thèmes communs à toutes les organisations, ainsi qu'une partie qui s'adapte à votre engagement, don ou volontariat. À la fin, un score vous guide dans votre décision. Avant de commencer, voici trois pratiques trompeuses à connaître.

Le greenwashing, d'où ça vient ?

Se donner une image plus verte qu'on ne l'est vraiment. Le mot date de 1986, mais la pratique est bien plus ancienne.

Le bluewashing, quand l'océan sert de vitrine

Le cousin marin du greenwashing : utiliser l'image des tortues, des coraux ou des baleines pour attirer de l'argent, sans vrai impact sur le terrain.

Le volontourisme, quand le bénévolat devient un produit

Payer cher pour « sauver l'océan » en deux semaines ? Certaines missions d'écovolontariat ressemblent plus à des vacances qu'à de la protection marine.

02 — La grille d'évaluation

Vérifier avant de s'engager

Choisissez d'abord votre engagement : don ou volontariat. Répondez ensuite à chaque question selon les informations auxquelles vous avez accès. Les ⓘ vous expliquent chaque critère et vous donnent des pistes pour trouver la réponse. Votre score s'affiche au fur et à mesure, jusqu'à donner une impression globale de l'organisation. Les critères marqués d'un drapeau rouge sont déterminants : ils sont expliqués en fin de page.

Votre projet, c'est plutôt…

Ce choix adapte les dernières questions de la grille.

03 — Signaux d'alerte

Les drapeaux rouges

Voici le détail des trois drapeaux rouges de la grille : si l'un d'eux apparaît, il signale un problème, quel que soit le score obtenu. Vous trouverez ensuite quatre points de vigilance. Ils ne font pas partie de l'évaluation, mais si vous les apercevez au cours de votre recherche, prêtez-y attention.

04 — Pour aller plus loin

Conseils pratiques

💡 Trouver les rapports financiers

Si l’organisation ne publie pas ses comptes sur son site, cherchez son nom sur OpenCorporates, Charity Navigator (pour les ONG américaines) ou Zewo (pour les ONG suisses). En Europe, les bilans peuvent aussi figurer dans les registres du commerce nationaux.

💡 Vérifier la rémunération des dirigeants

Cette information est parfois publique selon le pays. Cherchez les comptes annuels de l’organisation : aux États-Unis via ProPublica Nonprofit Explorer (Form 990), en France sur data.gouv.fr (obligation au-dessus de 153 000 € de budget), en Suisse via le label Zewo (volontaire). Dans la plupart des autres pays, cette information n’est pas accessible.

💡 Évaluer l’alignement des valeurs et la culture organisationnelle

Cette dimension peut être appréciée au travers d'échanges directs avec l'organisation, de discussions avec ses membres ou de l'expérience de terrain. C’est votre ressenti. Lisez les communications de l’organisation sur plusieurs années : le discours a-t-il changé sans raison apparente ? Les critiques reçues ont-elles été prises en compte ? La cohérence dans le temps est un bon indicateur.

💡 Labels auto-décernés : faire la distinction

Un label créé par une organisation pour se valoriser sans fondement externe est un signal classique de greenwashing. Cependant, certaines petites structures créent leurs propres référentiels de bonnes pratiques avec l’intention de les diffuser dans leur secteur, ce n’est pas nécessairement trompeur.